Festival des Inrocks jour 5, electro rock (Hot Chip are the best)
Dimanche dernier, j’ai assisté au concert que j’attendais le plus ces dernières semaines. En tête d’affiche, trois groupes à fond de hype découverts pour moi récemment et dont les albums des deux premiers ont tourné dans la corsa, son à 20, juste de quoi faire vibrer les rétros. J’ai nommé: Late of the pier, Metronomy & Hot Chip.
A noter que j’ai failli rater ce rendez-vous musical. Résumé de l’incident : je me lève dimanche matin vers 12h, check mes MMS pour voir l’heure de démarrage du concert et constate que non, je n’ai pas de billet électronique. Début de panique. Connexion sur digitick, accès à mon compte. Pas de billet. J’ai agi par pur réflexe, il faut dire que digitick a changé ma vie en m’affranchissant d’aller retirer les places à la QueFna ce qui est la plupart du temps super relou. Les souvenirs reviennent, ouais j’ai acheté ma place en ligne sur le site de la fnac, ouais c’était con, ouais mais j’avais un prix adhérent, ouais mais maintenant je fais comment un dimanche pour la retirer, ouais mais la fnac des champs est ouverte le dimanche, ouais mais je vais perdre gras de temps, ouais mais tant pis pour moi. Au final place récupérée et arrivée à la Cigale avant même le début du concert. Je vais pouvoir me faire les premières parties ce qui n’est, finalement, pas si mal.
On commence donc avec Cut Copy que je ne connaissais pas du tout. Et ben c’est super bien. Ces jeunes Australiens ont réussi à faire danser une petite foule avec un son “de qualité”. L’Australie est un pays qui me parle beaucoup en ce moment, je pense à la pub avec cette mi-rousse qui apprend à jeter un boomerang, à la prochaine sortie d’Australia (sur Nova ils ont dit que c’était le dernier espoir de toute une nation, j’exagère à peine) mais aussi à Pivot que j’ai pu (beaucoup) apprécier à la Cigale pour un autre concert du festival des Inrocks. Donc oui, Cut Copy m’a bien chauffé.
Et puis est arrivé Kennedy. Kennedy est le genre de mec qui débarque sur la petite scène avec trois choristes en jupes/robes noires et une batteuse un peu garçonne. J’ai commencé par voir les trois choristes et me suis dit “punaise, ça va envoyer du fat”. C’était exactement ça. Une seconde après Kennedy déboule avec un drapeau américain et surtout, un style mortel : chemise kitchissime & slim violet à paillettes. S’en est suivi une tentative de concert entrecoupée de rasades de sky pur, de descentes dans la foule & de posage de cul perché sur une enceinte. Assez rapidement des sifflements émergèrent des balcons ce qui poussa Kennedy à finir son live façon rock (quoi vous ne savez pas ce qu’est le rock ?) : micro jeté, saut dans la fosse, course effrénée et sortie par l’entrée. Alors franchement, le mec était assez scandaleusement saoul, pas follement intéressant musicalement mais je voudrais dire aux siffleurs que je les trouve un peu bidons. Ne pas applaudir est déjà suffisamment marquant pour un artiste, aussi perché soit-il. Moi il m’a arraché quelques sourires, je n’avais pas payé ma place pour lui, il était en total décalage avec la prog, autant de bons points pour lui. Bref, bon vent Kennedy et je te souhaite un meilleur public que les gens pas rigolos des balcons de la Cigale.
Ce fut le tour de Late of The Pier. J’ai pas mal saigné leur album Fantasy Black Chanel et leur prestation sur scène était relativement satisfaisante. Oui ils sont bons. Et surtout ce chanteur. Ce mec est à la limite de devoir utiliser un blackberry pour gérer sa prestation tellement il fait de trucs en même temps. Il tape même sur des lattes en bois (et c’est numéro un… désolé, les restes de sing star legend..). Alors comme a dit mon compère de concert “je suis presque bien fan de ce p’tit groupe“. Presque, parce que j’ai eu l’impression de les voir dérouler leurs titres phares CD edit. Pas de folie, pas de dérapage, pas de reeeeeeeeeemix. Come’on guys, vous êtes largement assez bons pour tenter quelques petits tricks non ?
Next : Metronomy. Alors Metronomy déjà ils sont trois. Et moi vu que je les voyais surtout en tant que producteurs (notamment sur Let The Spirit de Roots Manuva) je m’imaginais un seul mec. Ben ouais, Kanye West est seul, Timbaland aussi non ? Et les Neptunes ils mettent un “s” donc on sait qu’ils sont deux, logique. Les trois musiciens débarquent, ils ont des petites lampes sur le torse qu’ils allument de temps à autres, jouent bien, prennent des poses de statues. C’est bon, mais voilà là aussi j’ai l’impression d’avoir écouté une énième fois leur CD juste avec un peu d’images en plus.
Et enfin, Hot Chip vinrent clore la soirée. Pour moi, la claque. Jamais je n’aurais pensé qu’un geek, un bien portant qui transpire, un mi roux mi blond, un mi gay mi bg, un moustachu & un batteur caché-derrière-le-bien-portant-que-j’ai-rien-à-dire-sur-lui-en-même-temps-il-vient-juste-d’intégrer-le-groupe, que ce portfolio de freaks puisse faire sauter autant de jeunes chébrans en mode sneakers-chemise de bucheron cintrée – wayfarer de vue.
Hot chip c’est des chansons finalement simples mais efficaces. C’est une grosse présence sur scène, sans doute en majeure partie due à leur nombre, et je crois, de bons musiciens. Et même si, comme le fait remarquer Alain le Hiboo, ils n’ont pas vraiment d’allure, je me suis laissé gagné par le charisme du petit geek à lunettes de chanteur. Car pour moi, il a un charisme. Encore plus quand il tombe sa polaire bleue pour envoyer un bon marcel des familles, featuring bidon & pectoraux tombants façon milf. A l’image du chanteur de Late of the pier, Hot Chip a donné dans le pluri instrumentalisme (pas vraiment sûr du sens de cette expression…). On voit donc le petit geek jouer de la guitare, taper sur des toms & sur des touches, le mi roux mi blond prendre le clavier du mi gay mi bg qui lui prend sa guitare en retour. Et et et et on a eu droit à un remix, enfin je crois, de Boy At From School. Je vous avoue ne pas avoir vraiment fait tourner leur dernier album “Made in the dark” ni les précédents. Le plancher de la Cigale en a tremblé (c’est supra trippant ce plancher qui fléchit).
Au final, un bon concert, des mélodies plein la tête mais une petite déception quant à l’interaction avec le public et l’innovation proposée par les artistes par rapport à leurs versions studio. Au final, le seul qui est sorti du chemin a été Kennedy, tellement sorti du chemin qu’il a quitté la salle. Certains disent qu’il est actuellement en route vers le sud… En vélib.. Et avec un bon Clan Campbell en guise d’Isostar…
Ah oui, c’est purement anecdotique mais j’ai vu Gaspard de Justice à la pause clope. Pour mon premier jour du festival (Pivot + South Central Live + Poni Hoax) c’était Etienne Jaumet de Zombie Zombie Est ce qu’ils se disent “tiens j’ai vu Florent Valceschini au concert dimanche”. La question reste entière.
EDIT : Pivot + South Central Live + Poni Hoax c’était le festival FACTORY, merci reno. Et pour la peine, oui je vais insister en conclusion sur le fait qu’Hot Chip a roxxxé, je sais que t’as supra kiffé.
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